Trés bientot Inland Empire

Publié le par S@ku39

Attention OVNI réalisé par Mister David Lynch !

Et oui David Lynch retourne derrière la camera 6 ans après Mulholland drive.

Ce dernier nous plongera dans une histoire de mystère, l'énigme d'un monde au coeur des mondes, le secret d'une femme en proie à l'amour et aux tourments...

Tout de suite le trailer#2 en VOST


Identification sur nos écrans le 07 février !


 

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L'Homme du Moment 26/01/2007 09:45

J’ai eu la chance d’assister 15 jours avant sa sortie à la projection d'"INLAND EMPIRE". Et comme je suis un fan de la première heure -peu de gens peuvent se vanter d’avoir vu "Eraser Head" en salle et je fais partie de ceux-là-, c’est peu de dire que j’étais impatient.
 


Dès les premières secondes, on se trouve bien en terre "Lynchienne". Des personnages étranges, des prémonitions, des plans qui instillent une angoisse sourde, un malaise. L’image vidéo surprend un instant, habitués que nous sommes à l'esthétique léchée des films précédents, mais son rendu brutal s’intègre parfaitement dans le monde déroutant qui s'instille progressivement dans notre esprit.
 

Le cadre du film se dessine, par à-coups, par indices, par suggestion, servi par une distribution remarquable (Laura Dern, Jeremy Irons, Harry Dean Stanton). On s’interroge, on ne comprend pas mais c’est précisément ce qu’on aime chez Lynch. On savoure l’hermétique, on se régale de l’obscur, on se délecte à imaginer l’impensable…
 

Le problème, c’est que l’impensable survient, et qu’il survient sous la forme d’un long, d'un interminable décrochage composé d'une succession de plans chaotiques sans aucun rapport les uns avec les autres et qui, finalement, durera jusqu'à la fin du film. Des bouts d'histoires se superposent sans jamais se rejoindre, baignés d'une atmosphère dans laquelle Lynch est passé maître. Chaque séquence fait monter une tension anxiogène qui débouche… sur rien, prenant la forme d'un exercice de style un peu vain sur les différentes façons d’instiller l’angoisse par le cadrage, les mouvements de caméra, les couleurs, les lumières, la musique ou le montage…
 

Il devient vite évident que Lynch a exploré quatre, voire cinq pistes de film et qu’il les a toutes abandonnées pour finalement décider de les recoller dans un seul film. Mais voilà, des morceaux de film ne suffisent pas à faire un film.
 

Lynch pense peut-être que toutes ses rognures d’ongle valent la peine d’être conservées, comme Piero Manzoni vendit jadis ses "mierda de artista". En ce sens, on pourrait espérer que "INLAND EMPIRE" soit le premier film surréaliste depuis le "Chien Andalou" de Bunuel. Malheureusement, il faut bien se faire à l’idée : le propos n’existe pas et le seul lien entre les séquences est Laura Dern, qui court d’un bout à l’autre du film en n’arborant sur son visage que deux expressions : l’incompréhension et l’angoisse. L’une devait provenir du moment où elle découvrait le script et l’autre du moment où elle en visionnait le résultat…
 

En découvrant le DV, David Lynch dit avoir retrouvé l’envie de faire du cinéma. La liberté de filmer sans contrainte de budget (plus de pellicule), sans contrainte de mobilité (plus de caméraman) et sans contrainte de temps (plus d’équipe de tournage). Malheureusement, on a le sentiment que cette liberté s’est traduite également par "plus de scénario"… La liberté, c’est l’acceptation des contraintes, mais quand on n’a pas de contraintes, la seule liberté suffit-elle à faire une œuvre ?
 

Lynch a visiblement tenté de faire plusieurs films et n’a réussi à en faire aucun. Au lieu d’accepter cet échec, il applique au pied de la lettre la phrase de Cocteau selon laquelle, quand la réalité nous échappe, il faut feindre d’en être l’instigateur. Au lieu d'affronter sa difficulté à faire du cinéma aujourd’hui -et pourquoi pas, d'en faire un film- il tente de nous faire croire que tout ce que l’on voit là est le fruit de sa volonté. Or, il faut bien se résoudre à l'idée qu'il n’en n’est rien, et les séquences tournées à la va-vite pour tenter de donner un semblant de cohésion à l’ensemble ne suffisent pas à masquer la nudité du roi.
 

Avec "INLAND EMPIRE", Lynch tombe pour la première fois dans le travers le plus dangereux, celui qui mène à ne plus s'interroger, à ne plus se remettre en cause, à être certain de son talent : il commet avec ce film -et c'est bien triste- le seul péché capital pour un artiste : le péché d’orgueil.

ArÚs 20/01/2007 19:28

Je sais aps comment tu fais pour mettre t vidéos, moi j'y arrive pas ^^'

MimiE 16/01/2007 17:59

Ca fait  peur?!

poeticluso 16/01/2007 09:48

Maître David Lynch est de retour!..